1. DOULEURS AIGUES.

Les prises en charge rééducatives s’accompagnent fréquemment de phénomènes douloureux. Une enquête récente réalisée auprès des patients au sein du Rehazenter laissait apparaitre une prévalence de l’ordre de 78 %.
Leur prévention reste donc une première étape fondamentale : des techniques de mobilisation, des mises en charge progressives, l’application de traitements locaux physiques en kinésithérapie, les techniques de balnéothérapie et une aide médicamenteuse permettent souvent d’en réduire l’intensité et de favoriser la poursuite du programme de rééducation.
En cas de besoin, il est également possible d’avoir recours à l’inhalation de gaz comprenant un mélange équimoléculaire d’oxygène et de protoxyde d’azote (MEOPA), aux vertus antalgiques, relaxantes et anxiolytiques : son intérêt réside dans sa facilité d’utilisation et dans son action rapide et limitée à la durée de l’inhalation.
Les techniques d’hypnose peuvent également être appliquées. Deux psychologues certifiés dans cette approche interviennent auprès des patients à la demande des médecins du Rehazenter.

La coordination de la prise en charge des douleurs reste assurée par le Médecin Spécialiste en Rééducation et Réadaptation Fonctionnelles.

2. DOULEURS CHRONIQUES.

Si la douleur aigue reste un événement relativement simple, la chronicisation des phénomènes douloureux devient nettement plus complexe à analyser. La douleur n’est plus alors une simple information sensorielle sur la condition du corps : elle contient beaucoup de caractéristiques émotionnelles et affectives, qui vont déterminer au moins en partie les réponses comportementales.
Sa prise en charge nécessite une approche différente, dite bio-psycho-sociale, qui tiendra compte des différentes composantes de la douleur. Pour mener à bien cette démarche, il faudra pouvoir s’appuyer sur une équipe multidisciplinaire, orientée vers un objectif cohérent et fixé dès le début de la prise en charge. Cette cohérence entre l’objectif du patient et ceux présentés par l’équipe reste une priorité et une condition indispensable à un succès thérapeutique.
Elle comprendra une évaluation initiale qui tentera d’appréhender au mieux les mécanismes douloureux et d’orienter le contenu de la prise en charge, éventuellement en privilègiant telle ou telle discipline. Toutes les professions sont susceptibles d’intervenir pour participer à la réalisation des objectifs : médecin - kinésithérapeute – psychologue – ergothérapeute – assistant social –moniteur de sport – infirmière.
Un traitement individuel et/ou en groupe, une mise en commun des observations et résultats lors de synthèses multiprofessionnelles et une redéfinition de nouveaux objectifs constitueront le cadre de ces prises en charge spécifiques. L’établissement du programme et sa coordination restent sous la responsabilité du médecin spécialiste en médecine physique et réadaptation : il pourra, en cas de besoins, faire appel à d’autres disciplines médicales, telles que la spécialité en anesthésie-réanimation.

Le Groupe Action Douleur (G.A.D) est constituée de représentants des différentes professions intervenant auprès des patients pris en charge au Rehazenter : médecin spécialiste en médecine physique et de réadaptation, psychologue, kinésithérapeute, ergothérapeute, infirmière, assistante sociale, aide-soignant, maitre-nageur , etc …

Les missions du Groupe Action Douleur sont orientées à la fois vers les patients et vers les collaborateurs au sein du Rehazenter : ce groupe multidisciplinaire doit assurer la promotion des points suivants :

1. Encourager la culture de l’évaluation des phénomènes douloureux avant toute démarche thérapeutique.
2. Sensibiliser à l’importance de la prise en compte des facteurs psychologiques et environnementaux.
3. Encourager les patients à exprimer leurs douleurs.
4. Favoriser une approche multidisciplinaire.
5. Participer à la formation continue en matière d’algologie…
6. Participer activement à la prise en charge de la douleur au sein de l’établissement.
7. Asseoir la position de Service Référent Douleur au sein de l’établissement.
8. Poursuivre le développement de la Consultation Douleur Chronique.
9. Favoriser les échanges interhospitaliers en matière d’algologie.
10. Promouvoir la place du Rehazenter dans un réseau national d’algologie.

Toute prise en charge doit débuter par une consultation auprès du médecin référent : les dossiers sont ensuite discutés en staff multidisciplinaire, et une décision de prise en charge est proposée au patient.

Pour tout renseignement complémentaire, contactez le secrétariat aux numéros :
2698-4107 ou 4108.